Programmes cantonaux d’intégration
L’intégration se joue en grande partie au quotidien : à l’école, via la formation professionnelle, sur le lieu de travail ou dans son quartier par exemple. Les migrant·es n’ont toutefois pas toujours accès à cette offre. Pour pallier ce manque, la Confédération et les cantons ont mis en place depuis janvier 2014 un encouragement spécifique via les programmes d’intégration cantonaux (PIC), d’une durée de quatre ans.
Ces programmes reposent sur trois piliers – information et conseil, formation et travail ainsi que compréhension mutuelle et intégration sociale – et sept domaines d’encouragement : information, définition des besoins en matière d’intégration et conseil ; langue ; aptitude à la formation et employabilité ; petite enfance ; vivre-ensemble et participation ; gestion de la diversité et protection contre la discrimination ; interprétariat. Les objectifs des PIC sont ancrés dans un document-cadre adopté par le Conseil fédéral et la CdC. La Confédération verse chaque année environ 32 millions de francs aux cantons, à la condition qu’ils s’engagent à allouer au moins un montant similaire à l’encouragement de l’intégration. Elle leur verse également un forfait d’intégration pour chaque réfugié·e reconnu·e et chaque personne admise à titre provisoire (cf. Agenda Intégration Suisse).
Les cantons mettent actuellement en œuvre la 3e génération de PIC (PIC 3, 2024-2027). La prochaine génération (PIC 4, 2028-2032) est déjà en préparation. Fin 2025, la Confédération et les cantons ont fixé deux nouvelles priorités dans un document d’orientation : il s’agira d’une part de renforcer l’intégration des femmes via des offres ciblées et inclusives afin d’améliorer leurs perspectives de formation, de travail, de maîtrise de la langue et de conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. D’autre part, les PIC 4, placés sous la devise « un emploi grâce à une formation », devront tendre à mieux préparer les jeunes adultes aux offres de formation et à les motiver à suivre un apprentissage ou à obtenir un diplôme du degré tertiaire. Le document-cadre devrait être adopté à l’automne 2026.